“We Believe You” Women in Spain are Taking to the Streets

 by
Advocacy , Safety and Violence

by Mailys Ardit, Girl Up In-Country Consultant, Europe

(TW: sexual assault, graphic content; explicit language)

In Spain, women are saying “We believe you,” in solidarity with a victim of rape. 

A startling 35,000 Spaniards, mainly women, are currently taking the streets in Pamplona (capital of the Navarre region of northern Spain) to protest the acquittal of 5 men accused of gang raping an 18-year-old girl at the city’s bull-running festival in 2016. 

On July 7, 2016, the accused attackers, aged 27 to 29, offered to walk the girl to her car, but instead took her into the hall of a building, attacked her, filmed the assault on their phones, then bragged about it on a WhatsApp messaging group where they referred to themselves as « La Manada », or “The Wolf Pack.”

Their defence lawyers claimed the woman had consented and had let one of the men kiss her. They also argued that 96 seconds of video footage from the mens phones that showthe woman immobile and with her eyes shut during the attack, was proof of consent. The prosecution, however, said the victim had been too terrified to move.

The proceedings were also criticised whenthe judges accepted into evidence a report compiled by a private detective hired by the defendants, who followed the womansecretlyover several days and produced photographs of her smiling with friends.This was presented as evidence that she had not suffered any lasting trauma.

Also, the judge did not allow the jury to consider the WhatsApp chatsamong the 5 men, who texted “the five of us are f*cking one girl” shortly after the attack. In other chats, the men joked about drugging women, then raping them, and shared a video of one of the men assaulting another woman, who appeared unconscious.Moreover texts exchanged between the men before their trip discussed using sedatives for « rapes » that would be « a trial by fire for being a wolf » were ruled inadmissible by the court, whilesocial media posts made by the girls wearing a t.shirt with the slogan « Hagas lo que hagas, quítate las bragas » (whatever you do, take your knickers off) were presented as evidence that she did not behave like a distressed victim.

The verdict was criticised by many public figures:

Susana Díaz, the president of the regional government of Andalusia, tweeted: “I always respect judicial sentences but this is one I neither understand nor agree with. We must have zero tolerance for sexual violence throughout society.”

Pedro Sánchez, the leader of Spains socialist party, wrote: “She said NO. We believe you and well keep believing you. If what the wolfpackdid wasnt group violence against a defenceless woman, then what do we understand by rape?”

Spain’s national police force Tweeted « #Nomeansno »12 times, along with their emergency phone number and the message: “Were with you.”

Acommunity of 16 Carmelite nuns in the Hondarribia monastery in the Basque country condemned the court ruling on Facebook. “We live cloistered away, wearing a habit that reaches down to our ankles, we don’t go out in the evening, we don’t go to parties, we don’t drink alcohol and we’ve undertaken a vow of chastity. And because that’s our free choice, we will defend with all the means at our disposal … the right of all woman to FREELY do the opposite, without them being judged, raped, threatened, killed or humiliated.”

The Spanish conservativegovernment is considering to change the lawto protect victim of sexual violence and the hashtag #cuéntalo,tell itin English, has been largely circulated onTwitter as people share their own story in solidarity with the victim.

En Espagne, les femmes scandent «  Nous te croyons » en solidarité avec une victime de viol.

35,000 Espagnol.e.s, principalement des femmes, marchent dans les rues de Pampelune (la capital de la Navarre au Nord de l’Espagne) en protestation contre l’acquittement par la justice de 5 hommes accusés de viol collectif sur une jeune fille de 18 ans lors des Sanfermines, la fête du Taureau, en 2016. Ce jeudi, les 5 hommes ont été déclarés coupable « d’abus sexuel », une charge plus légère que le viol d’après la loi espagnol puisque que celui ci n’implique ni intimidation, ni violence, et condamnés à 9 ans d’emprisonnement et 5 ans de probation (le procureur avait requis 22 ans de prison).

Le 7 juillet 2016, les 5 hommes, âgés de 27 à 29 ans, avaient proposé à la victime de la ramener jusqu’à sa voiture. Ils l’ont attiré dans le hall d’un immeuble, et l’ont attaqué, ont filmé l’aggression sur leur portable, puis s’en sont vantés sur leur groupe de messagerie WhatsApp, portant le nom « la Meute ».

Les avocats de la défense ont estimé que la victime avait consenti aux rapports sexuels puisqu’elle avait laissé un des hommes l’embrasser. Ils ont également diffusé la vidéo du viol, filmé par les agresseurs, dans laquelle la victime est immobile, les yeux fermés, comme preuve du consentement de la jeune fille. L’accusation en revanche a tenté de prouver que l’attitude de la victime démontrait que celle-ci était trop terrifiée pour bouger.

La procédure lors du procès a été largement critiquée. Les juges ont accepté comme preuve le rapport d’un détective privé, engagé par les avocats de la défense, qui a suivi la jeune fille secrètement pendant plusieurs jours et a pris des photos d’elle, souriant avec ses ami.e.s quelques jours après l’agression. Ces photos ont permis à la défense de prouver que la jeune fille n’avait pas subi de traumatisme durable.

De plus, les juges n’ont pas permis aux jury de consulter les messages envoyés par les 5 hommes sur leur groupe WhatsApp, qui entre autre mentionnaient « avoir baisé un fille » peu de temps après l’attaque. Dans d’autres messages, les hommes plaisantent au sujet de droguer un femme et de la violer, et ont partager entre eux une video de l’un d’eux agressant une autre femme, apparemment inconsciente. De plus, les messages échangés juste avant leur voyage à Pampelune par les 5 hommes mentionnant un « viol » et « un baptême du feu pour la meute de loups » ont été déclarés inadmissible par le juge comme mode de preuve, alors que la défense a pu se servir d’une photo posté sur les réseaux sociaux montrant la victime portant un t.shirt avec le slogan « Hagas lo que hagas, quítate las bragas » (quoique que vous fassiez, retirez votre culotte), pour démontrer que la jeune fille ne souffrait pas de son agression.

Le verdict a été critiqué par beaucoup de figures publiques:

Susana Diaz, la présidente du gouvernement régional d’Andalousie a tweeté: «  je respecte toujours les décisions de justice, mais je ne comprendrai jamais ou ne serai jamais d’accord avec celle-ci. Nous ne devons avoir aucune tolérance pour les violences sexuelles dans notre société ». 

Pedro Sanchez, le chef du parti socialist espagnol a posté: « elle avait dit NON. Nous te croyons et nous continuerons de te croire. Si ce qu’a fait ‘La Meute de loups’ n’était pas un acte de violence collectif à l’encontre d’une femme sans défense, alors qu’entendons nous par viol? »

La police nationale espagnole a tweeté « #Non c’est non »  12 fois avec le numéro d’urgence et la phrase « nous somme avec toi/vous ». 

Une communauté de 16 carmélites du monastère Hondarribia dans le pays basque a critiqué la décision de justice sur Facebook: «  Nous vivons cloitrées, portant un vêtement qui nous couvre jusqu’aux chevilles, nous ne sortons pas le soir, nous n’allons pas à des soirées, nous ne buvons pas et nous avons fait voeux de chasteté. Et parce que c’est notre choix, nous défendrons par tous les moyens … la liberté pour toutes les femmes de LIBREMENT faire l’exacte opposé, sans être jugées, violées, menacées, tuées ou humiliées ».

Suite à ce scandal, le gouvernement conservateur espagnol a entamé des discussions pour modifier la loi sur le viol dans le but de mieux protéger les victimes de violences sexuelles, et le hashtag #cuéntalo, dis le nousen français, a été largement repris sur Twitter en solidarité avec la victime.